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Parution sur le Label Monster Melodies Records (2019) : Opus Minor

Monster Mélodies présente  un enregistrement inédit d'Opus Minor, un groupe parisien underground aux qualités musicales indéniables, qui donne de nombreux concerts durant sa brève existence de 1970 à 1973 mais n'eut jamais l'occasion de publier ses enregistrements. Le disque se compose d'un titre instrumental, de sept titres chantés en français et trois autres en anglais, dans lequel le groupe, dépassant ses influences, crée son propre univers musical.

PERSONNEL:


Mec "  guitou  » Aicart              BATTERIE

Jean-Louis «  Jésus  » Grassi           BASSE ET CHANT

Jean-Claude «  cloclo  » Lardrot        CLAVIERS ET CHANT
Philippe «
  bouillette  » Marcénac       GUITARE ELECTRIQUE  ET CHANT
Daniel «
  papa  » Reynet            SONO, INTENDANCE, ASSISTANTE TECHNIQUE  

 

Philippe Graziano                PRIX DE SON                     
Mireille Reynet                   PHOTOS

Jean-Claude Lardrot               POCHETTE ILLUSTRÉE

 

BIOGRAPHIE :  

En septembre 69, à l'École Normale Supérieure de Cachan (ENS), se rencontrent trois élèves-professeurs  :  Jean-Claude Lardrot  est en section arts appliqués,  Jean-Louis Grassien maths et  Guy Aicart  en génie civil. Ils décident de monter un groupe de rock qu'ils baptiseront  Opus Mineur. Le premier, qui avait suivi des cours de piano et joué, encore adolescent,  comme chanteur-guitariste dans des groupes reprenant des titres de Chuck Berry, Dylan ou les Rolling Stones, sera aux claviers et au chant. Le second, qui a déjà participé comme guitariste à des groupes éphémères plus Country-Folk,  sera à la basse et au chant. Le troisième se découvre une passion pour la batterie. Viendra les rejoindre un premier guitariste bientôt remplacé par  Philippe Marcenac, un étudiant en architecture aux Beaux-Arts de Paris. Un cinquième complice,  Daniel Reynet, s'occupe de la sono et des questions techniques et matérielles.


Dans les «  boums  » d'étudiants  opus mineur  joue des reprises des Cream, de John Mayall, des Who ou se lance dans des impros psychédéliques. Durant l'été 70, inspiré par le mouvement hippie, le groupe goûte à la vie en communauté et se rôde en jouant tous les soirs dans le club d'un village de vacances de l'Hérault. Il compose alors ses premiers titres en anglais puis en français dans lequel on retrouve l'esprit post-mai-68.
En 1971,
  opus mineur  gagne un concours de groupes d'étudiants organisé par RTL et se produit souvent dans diverses grandes écoles parisiennes (Arts et Métiers, St-Cloud, Fontenay et bien sûr à Cachan…). Sur les retrouvés en première partie de  Van der Graaf Generator, au Lycée Janson de Sailly, et de Michel Polnareff pour un concert en banlieue parisienne. Il passe aussi au Gibus et à la Taverne de l'Olympia.


Invités en juin de la même année au festival d'Auvers-sur-Oise organisé par le couturier Jean Bouquin,  opus mineur  ainsi que quatre autres formations auront juste le temps de se produire avant que tout sombre dans la boue sous des trombes d'eau. Mais les musiciens ne se découragent pas et continuent de tourner. Pendant un an ils louent un pavillon de banlieue, à Villepinte, pour y répéter tous les week-ends puis ils retrouvent leur studio de répétition du sous-sol de l'ENS de Cachan où leur aventure avait commencé. C'est là que seront enregistrés, du 28 avril au 1er  mai 73, les compositions originales enfin publiées aujourd'hui dans cet album. Mais c'est aussi l'année où trois d'entre eux sont nommés à des postes d'enseignement situés dans différentes provinces trop éloignées, ce qui sonnera la fin du groupe.